Temps Maître Pigeon Et bla


Dimanche, au soir, tard.

Une belle journée encor — je parle du temps (qu'il fait, qu'il fit). À part ça, plus pressée encor qu'à l'habitude, vu qu'on n'a personne pour nous dire qu'on ferait mieux de faire une pause de temps en temps. Je ne vais pas en reparler, du temps (qui passe).

On remarque qu'on a prit de menues habitudes nouvelles — comme au soir de préparer le thé qu'on emportera l'en-demain matin. D'autres encor ; mais le propre de l'habitude-réflexe, c'est qu'elle est discrète en conscience.


Une ancienne ? Celle d'utiliser une clope comme étalon à tout faire : le temps de la cuisson des pâtes, celui de l'infusion du thé... À la poubelle, le minuteur.

De temps en temps (encore lui), résurgences mémoriels des temps estudiantins, des rhétoriques universitaires, de toutes ces choses et modes de pensée imbus d'eux-mêmes. Quel foutoir cérébral.

C'est à se demander où sont les véritables maîtres — et non pas ces diablotins de professeurs : je n'ai que faire de ceux qui professe. C'est que le boulot d'un maître, c'est de faire en sorte qu'on n'ait plus besoin de lui, qu'on puisse faire sans. Le bon maître disparaît ; il ne reste pas dans les mémoires comme une idole séculière. Le maître donne les outils de son propre effacement, et de l'affranchissement de l'autre. Il ne dit pas quoi, mais montre comment.

Il y aurait des choses à dire et préciser ; mais il est tard, ma tête en vrac.


Je remarquai, ce jour, d'aventure vers Shinkanaoka, que les pigeons de Nakamozu sont bien gras. Je me demandai, dans le même temps, si le yakitori c'est toujours du poulet.

Tiens, on avait oublié l'album flickr — qu'en faire ? Autre chose, je suppose, un autre jour.

Envie de donner à ce blog un nom de domaine. Reste à décider quoi. On fera ça dans le train, cette semaine, tiens. Il y aura du boulot en correction de liens intra-billets...

Allez, penser à se coucher sous peu.


Soleil Clope Et bla


Samedi, soleil et mi-lieu d'après-midi.

On voit bottes, écharpes, manteaux, pulls et autres chauderies, faire leur apparition. On ne sait où est passé notre long par-dessus noir — encor au pressing ?

Ces sac en bandouillère — le sac à dos n'est pas en odeur de sainteté, par-ici — meutrit l'épaule, déforme le dos.

Thé vert, ces derniers temps.


Ah, il semble que le paquet de cigarettes connaisse une augmentation drastique de la taxe l'accompagnant, dans un futur pas si lointain, a annoncé Nagatsuma Akira — du style 100%, pour passer à gentiment à 600 yens et des brouettes. Et moi qui suis venu au Japon uniquement parce qu'on m'a dit que c'était le paradis des fumeurs — histoire de m'empoisonner à petit feu et moindre coût. C'est loupé.

Ce qui me dérange le plus dans tout ça, c'est moins la mesure (Vous voulez vous tuer ? libre à vous, mais payez — ça se défend), que son inéquité, les plus gros fumeurs — tout comme les plus grands buveurs — étant souvent dans le bas-tiers, qui n'arrêteront pas, raqueront, et verront leurs fonds réduits d'autant. Les bien-pensants bio-truches diront qu'il ne fallait pas commencer. Ben oui ma bonne dame.

Justement, ça continuera de fumer. Sinon ça ennuierait du monde, voyez-vous — et pas seulement les cultivateurs de feuille de tabac, comme s'en inquiète hypocritement le sus-dit ministre nippon de la santé, du travail et des affaires sociales. Vu que le gouvernement japonais détient encore 50% des parts de Japan Tobacco, autant ramasser la laitière au passage.


Enfin bref, encore un effort de mimétisme de la part des politiques japonais pour rentrer dans le groupe des pays civilisés et politiquement corrects. Ça pue le cadavre trop propre, tout ça.

Ou comment la mort par la clope devient un suicide de richard, et le cancer du poumon un produit de luxe. — Tu vois cette belle métastase, eh ben elle m'a coûté 10.800.000 yens ! — Ooooh.

Allez, trêve de bla : une cigarette, et au boulot.


Couleurs & Co.


Une vidéo retrouvée alors qu'on cherchait autre chose.
Ç'arrive souvent.



Exposition chez Morioka Shoten (Tokyo — cf. lien dans la colonne de droite)
2007-12

Clear skies Online photobooks And blah


Vendredi, au matin agréable et lever tardif — ça faisait long.

C'est sans doute dû à ce vent violent et froid, il y a quelques jours, qui chassa dans le même temps nuages et humidité. Ciel et air sont clairs et, de la fenêtre, on peut voir de l'autre côté de la baie d'Osaka, jusque Kobe. Ça fait une trotte et c'est assez impressionnant. Il manque un étage, un sixième, où l'on vivrait et n'aurait, en prime superflue, tous ces fils dans la vue. Une superbe pleine lune, tantôt, de surcroît.

S est de voyage en Europe, pour dix jours — Allemagne, Danemark, Pays-Bas — à fin de trouver de quoi présenter à la prochaine expo-vente à Hanshin. Nous voici célibataire pour un temps ! Non que cela change quoi que ce soit, d'ailleurs.


Un article intéressant sur le photo-book et ses variantes chez Photopreneur.

Dans le mouvement sociétal-commercial Tout le Monde est un Artiste (préquelles ci ou ), on peut constater que les livres-photo ne sont pas en reste. Le nombre de photobooks créés par des particuliers est en croissance exponentielle. Une simple recherche sur Google (alt.) montre l'explosion numérique des logiciels, services et plateformes de création et de vente de photo-books réalisés, pour la plupart, par des particuliers (non-professionnels).

Si les plateformes comme Blurb (je n'y connais rien, et cite juste le nom que je vois apparaître régulièrement dans mes maigres lectures internautiques) peuvent offrir, pour ceux qui n'ont la chance d'avoir porte d'entrée chez les grands éditeurs, des occasions de découvertes par ceux-ci — masi se donnent-ils seulement la peine, vu le nombre ? n'ont-ils déjà trop à faire, sans cela ? — ou les simples lecteurs, elles encouragent également (avec les grandes plateformes de vente de livres, par exemple : variante Tout le Monde est un Commerçant) la disparition des intermédiaires professionnels locaux qualifiés (maisons d'édition, imprimeurs, &c.) au profit, probablement, d'une délocalisation et concentration. Chemin vu et su.

Des avis ? liens ? recommandations ? probablement pas ?


Du reste, ça nous est également tentant, tout cela. Reste à trouver le temps. C'est pas gagné.

Toujours est-il que ci — Parcs à chiens à Tokyo, Soleil de novembre, Komazawa Daigaku Park.

Toujours est-il que là — Déjeuners, Cartons, Dîners, Demain.

Ah, et One Piece, le shonen épique d'ODA Eiichiro, est devenu le manga le plus vendu de l'histoire, avec plus de 170 millions d'exemplaires vendus (plus d'un million en une semaine pour le tome 55, sorti il y a peu), devant TORIYAMA Akira, Dragon Ball et ses 150 millions. Chapeau.

Allez, bonne journée.


Japon, Ville et Gens : Osaka Namba-Honmachi


Allez, histoire d'assommer quelque peu d'une ribambelle d'images, prises à l'occasion d'une désenvie de métro et marche rapide, de Namba à Honmachi.

Prêts ?

L'histoire commence avec un Tomare.


Il y a foule du côté de Namba — c'est centre de commerce en tout genre, le luxe en artère.


Sortie, rdv, néons et strass.


Entre filles / Entre hommes.


Parfois choses galantes, et choses de passe.


Ça circule et empoisonne.


Ça marche.


Ça passe.


Lèche et vitrine.


Ça roule.


Poupée immobile.


Vélocypèdes à toute vitesse.


Une lueur dans la nuit, et Pomme.


Des immeubles en chope de bière.


Les travaux et les ombres.


Les retours, les venues.


Les attentes en bord de route.


Et miroirs impromptus.


La verdure précieuse.


Et l'antique en coin de rue.


2 x 2


La Scandinavie s'exporte à prix d'or.


Et Namba-jinja ferme au soir.


Aux allures hantées.


Alors que les distributeurs automatiques de boissons, de clopes et de ramen


font le tour du cadran sans heure supplémentaire.


Art : moderne, contemporain, pop, aqua-végétal ?


L'avantage donné par la pénombre.


D'étroits passages


aux airs passés, fausses lueurs


et gros grain noir.


Sol


et sur.


Éclat électrique


et Bakeneko.


On grimpe.


On grimpe.


Dimension Hard-Rock de foire.


On marche.


Ça pousse.


On marche.


On marche.


C'est vide.


On marche.


Zone bureautique en absence.


Ça pousse.


De verre et de métal.


Section.


Section.


Arrivée.


Tomare.
Tomatta.